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"Busload
of Blues : "Sooner or later"
noté 3 *** dans le n° de 187 (juin 2007) de SOULBAG
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"Busload
of Blues : en route pour la joie"
sur
libello.com |
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Jeudi
22 Février 2007 - Par Nicolas Massa
Busload
of Blues : en route pour la joie Busload of Blues formation
parisienne vient de publier son premier album : Sooner or
Later. Essai autoproduit, vous vous demandez sûrement
ce qu’un groupe de la Capitale vient faire dans nos
colonnes ? Réponse…
La notoriété de ce groupe ne remplira pas le
Parc des Princes ni même le Louis II (du moins pour
l’instant !) Fabien Prevost, ça vous dit quelque
chose ? Ceux qui ont fréquenté les salles de
la MJC de Monaco dans les seventies se souviendront peut-être
de sa bouille. Car oui, même si Fabien a préféré
la grisaille au Rocher il n’en reste pas moins un monégasque.
Un homme à la basse double manche : la journée
c’est un président du Directoire au Crédit
Agricole. Le soir, il chauffe les doigts et insuffle du groove
et de la rondeur à Busload of Blues, quartet au line
up classique pratiquant un blues nouvelle mouture. Fabien
enfant du « rock prog » largement influencé
par les résonances Zeppelinienne a creusé le
sillon jusqu’à « rencontrer » les
Ray Vaughan, Clapton, Guy et autre B.B King entre quelques
parenthèses Magmatique… « Introduice myself
» comme dirait Jagger dans sa déclaration d’amour
au côté obscur du rock n’roll. C’est
chose fait, vous savez désormais pourquoi on chronique
cet album. Sooner or Later, c’est 9 titres. 7 compositions
et deux reprises. Du blues bien évidemment mais pas
du shuffle de base. Busload opte pour la route rythme and
blues, les sentiers swing, les chemins funky le tout épicé
à la note bleue. Des guitares chaudes et plaignantes,
un clavier quasi Prestonien et surtout beaucoup de groove
! Un album nourrit au roots de base comme en témoigne
notre déserteur : « Nous avons enregistré
l’album en 8 jours dans les locaux du studio Mobo. Le
mix de toutes les prises nous a demandé 8 jours de
travail également. En gros, on a bossé deux
semaines parce qu’il fallait optimiser les contraintes
et que l’on voulait garder le côté véridique
du truc. C’est un rêve de gosse qui se réalise
et se dire que 20 ans plus tard on y arrive, c’est tout
simplement fabuleux ! » L’album est vraiment sympa
clairement nourrit aux influences de Vaughan. Un son plus
qu’honorable pour une autoproduction. Des prises de
risque avec des réinterprétations des légendaires
« Red House » d’Hendrix et « Sweet
Home Chicago » de Robert Jonhson (assez sombre d’ailleurs
!). Bref, tout ça pour vous dire que même si
c’est par procuration, la scène musicale locale
n’est pas à enterrer. Allez savoir, un jour peut-être
il aura le blues du Rocher et reviendra pour quelques piges
live laissant le Baiser Salé (Pub de prédilection
du groupe) pour la Note Bleue. D’ailleurs, si jamais
ils prennent leur bus pour tailler la route jusqu’en
Principauté vous saurez les premiers au courant. Le
retour d’un enfant au pays ça se fête !
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Mars 2005 : Review de BLUESIANA (ancien nom de Busload
of Blues) sur le site de Docteur Blues :
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Série
de concerts à l’Espace B (Mars 2005)
Bluesiana
: Une semaine auparavant, c’était la formation
Bluesiana qui était à l’affiche.
J’avoue avoir hésité quelque peu
à me déplacer. Bien m’en prit !
Ce quatuor est humble, sobre, joue juste sans en «
foutre partout ». On retrouve dans leur répertoire
quelques compositions, dont une en français,
mais les reprises sont intéressantes et les adaptations
surprenantes. Parmi les morceaux, je note une reprise
peu répandue de Mike Bloomfield « Buried
alive the blues », d’excellentes versions
de « Killing Floor » et de « Queen
of spootes » dans lesquelles le clavier Fred Luccioni
se montre vraiment à son avantage. Lors d’une
reprise de Robben Ford, le même clavier nous fait
du Michel Legrand, ne souriez pas…c’est
excellent ! J’apprécie aussi une composition
dont le refrain « I can’t play like Buddy
Guy » me fait sourire. L’ensemble des deux
sets est homogène, même si on a parfois
droit à des ballades américaines légèrement
éloignées du Delta : « Everything’s
broken » (Dylan). Puis arrive une superbe version
de « Sweet home Chicago » Ce standard archi
rabâché qui m’irrite bien souvent,
est ici proposé sous un tempo très lent.
C’est glauque, noir à souhait, comme cela
doit être reproduit. Le concert se termine par
« Knockin’on heavens doors » qui adoucit
la sauce et que le public venu en nombre, reprend avec
émotion.
Bluesiana est donc un quatuor composé de Chaz
Pugliese (chant et guitare), Fabien Prevost (basse),
Chris Da Costa (drums), Fred Luccioni (clavier). D’origine
italienne, le leader a longtemps vécu aux USA,
ce qui lui permet d’avoir un accent impeccable.
J’apprécie également le travail
subtil, entrecoupé de touches jazzy délicates
de Fred Luccioni. Enfin le nom de l’orchestre
qui pourrait évoquer le style Louisianais est
en fait un hommage à un titre de John Mooney.
Vraiment une excellente surprise.
Le
Kingbee
l'article
original : docteurblues.com |
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